top of page

LA CROYANCE QUE TU NE VOIS PAS — ET QUI TE BLOQUE

  • 17 mai
  • 4 min de lecture

Elle est partout.


Dans chaque décision que tu prends.

Dans chaque moment où tu critiques (toi ou les autres).

Dans chaque soir où tu es épuisée mais tu continues quand même.

Dans chaque moment où tu te dis que si tu arrêtes, tu disparais.


La croyance, c'est celle-ci :


« Ma valeur dépend de ce que je produis. Je dois prouver mon droit à exister. »


Elle se manifeste de mille façons différentes, mais c'est toujours la même équation :


« Si je ne fais pas assez → Je ne vaux rien.

Si je ne suis pas parfaite → Je ne mérite pas d'être là.

Si je m'arrête → Je disparais.

Si ça va bien → Je vais le payer. »


C'est logique. C'est cohérent. Et c'est faux.


D'OÙ ÇA VIENT.


La société te le dit : « Tu dois être performante, compétitive, productive. »


Tes parents te l'ont peut-être dit : « On a rien sans rien. Tu dois te battre pour ce que tu veux. »


Et toi, tu l'as écouté. Tu l'as cru. Et maintenant tu l'appliques partout.


Au travail : tu fais des heures à rallonge, tu n'es jamais satisfaite de tes rendus.


À la maison : tu dois être la bonne épouse, la mère qui s'occupe des enfants et du qu'en dira-t-on, qui prépare les fêtes d'école, qui cuisine bien.


Dans ta tête : tu te critiques constamment, toi et les autres qui ont l'air d'y arriver mieux ou qui n'ont rien compris.


Et puis tu contrôles. Tu contrôles chaque zone de ta vie pour t'assurer que tout est parfait ou en voie de.


Parce que si une seule chose glisse, c'est la preuve que tu n'es pas assez bonne.


LE PIÈGE.


Et voilà le vrai piège :


Tu as confondu l'Être avec le Faire.


Ton droit à exister n'est pas basé sur ta performance.


Il y a une différence énorme entre « je dois faire » et « je dois être ».


Mais tu as mélangé les deux.


Et maintenant, chaque action, chaque effort devient une preuve de ta valeur.


Du coup, quand tu ne peux pas en faire plus (et c'est inévitable, tu ne peux pas tenir indéfiniment), tu te dis que tu as échoué.


Et quand tu procrastines ou que tu fuis dans une addiction ? Ce n'est pas une faiblesse.


C'est ton système nerveux qui te dit : « Stop. Je ne peux pas continuer. »


C'est la seule soupape de sécurité que tu te laisses.


POURQUOI C'EST IMPORTANT DE LA VOIR.


Une fois que tu VOIS cette croyance clairement — une fois que tu comprends qu'elle n'a jamais été vraie —


quelque chose peut enfin changer.


Ce n'est pas magique. Ce n'est pas spectaculaire.


Mais tu arrêtes progressivment d'essayer de résoudre un problème d'existence (je dois exister) avec un moyen de productivité (je dois faire plus).


C'est une équation qui ne pourra jamais être résolue. Tu perdras à tous les coups.


Tu peux accumuler mille accomplissements, tu ne seras jamais « assez ».


Parce que le problème n'est pas le nombre d'accomplissements.


Le problème c'est la croyance qu'il faut les accomplir pour avoir le droit d'exister.


Et cette croyance ? Elle n'a aucun fondement. Sauf peut-etre avoir voulu inconsciemment plaire, avoir voulu être aimé par un membre de ta famille et ce manque va se répercuter partout. Démasquer la croyance va surtout permettre de détendre le système et arrêter d'attendre de l'autre qu'il te donne quelque chose que tu n'arrives pas à te donner.


C'est réapprendre avec une nouvelle donnée:


Tu existes déjà. Tu n'as rien à prouver.


Le reste — ce que tu fais, comment tu le fais, ce que tu accomplis —


c'est un choix. Pas une obligation de survie.


LE VRAI TRAVAIL : VOIR N'EST PAS INTÉGRER.


Mais voilà le truc : voir la croyance et l'intégrer, c'est deux mondes différents.


Et c'est exactement là que j'interviens.


Parce que cette croyance ne vient pas de toi seule.


Elle vient de ta famille. D'une loyauté invisible qui t'a permis d'appartenir.


Elle est peut-être même transgénérationnelle — tes parents l'avaient, leurs parents aussi.


Et cette croyance t'a sauvée à un moment. Elle t'a permis de survivre, d'être aimée, de tenir ta place.


Donc tu ne peux pas juste la lâcher comme ça.


Il faut la voir, la comprendre, la rendre à son propriétaire — sans couper les liens qu'elle t'a permis d'avoir.


C'est ça, le dénouement réel.


Et c'est pour ça que ça peut parfois prendre du temps. Pas parce que c'est compliqué, mais parce que c'est respectueux.


(Je parle au féminin ici, car je vois souvent cette croyance chez les femmes — mais elle est encore plus accentuée chez les hommes, qui selon leurs héritages transgénérationnels n'ont souvent même pas le droit de se plaindre dans l'inconscient familial, parce qu'en plus ils doivent être fort.)


Et quand tu comprends ça vraiment ?


La fatigue change de sens.


La perfection devient optionnelle.


Et tu peux enfin respirer.

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page